Température de l’eau, profondeur et vent, enregistrés à la voile
Tous les instruments de Little Cloud alimentent un enregistreur de données SeaKeepers qui note ce qu’ils mesurent, plusieurs fois par seconde. Depuis le 5 août 2026, il a enregistré 601 heures sur 1 794 milles nautiques, de la côte bretonne à Madère et aux îles Selvagens, en traversant le golfe de Gascogne. Nous avons nettoyé, vérifié et cartographié ces données, et elles sont téléchargeables gratuitement pour qui peut s’en servir. Nous ajoutons les nouvelles données au fil de la navigation : cette page grandit à chaque étape.
La route, en mesures
Colorez la route selon la température de l’eau, la profondeur ou le vent. En dessous, le relief des fonds d’EMODnet : clair sur le plateau continental, bleu là où le fond plonge vers le large. Pour la profondeur, les isobathes d’EMODnet s’affichent en blanc, pour confronter nos sondes au modèle des fonds de référence ; en zoomant près des côtes, chaque point est une sonde de 10 secondes. Survolez ou touchez la route pour afficher les valeurs.
Ctrl ou ⌘ + molette pour zoomer ; sur téléphone, deux doigts.
La température de l’eau en chemin
La sonde de coque a mesuré la température de l’eau deux fois par seconde. Rapportée à la distance parcourue, la descente vers le sud est une montée de 12 °C : de l’eau froide et brassée par les marées de la mer d’Iroise jusqu’aux eaux subtropicales des Selvagens, avec un creux au large de la Galice. Ce type de mesures prises dans l’eau sert de référence pour vérifier les températures de surface mesurées par satellite.
Afficher l’eau la plus froide et la plus chaude de chaque étape
Des sondes pour la carte des fonds marins
Notre sondeur trouve le fond jusqu’à environ 180 m : nous sondons donc les eaux côtières et le plateau continental que nous traversons, soit 386 milles de fonds à ce jour, de la mer d’Iroise et de la côte bretonne au plateau galicien et aux mouillages de Porto Santo, de Madère et des Selvagens. Ces sondes collectées par des bateaux ordinaires aident à combler les trous de la carte mondiale des fonds marins que construit Seabed 2030.
Des sondes aux isobathes : Porto Santo
Une isobathe relie les points d’égale profondeur : il faut d’abord ramener toutes les sondes au même niveau d’eau, et la marée le déplace sans cesse. Pendant nos 33 heures au mouillage dans la baie de Porto Santo, notre sondeur a enregistré cette marée (graphique). Nous avons ajusté une courbe de marée sur l’enregistrement et l’avons retirée de chaque sonde de nos passages à l’entrée et à la sortie de la baie (carte). Chaque fois que la route corrigée franchit 10, 20, 30, 50, 75 ou 100 m, elle donne un point de cette isobathe.
- nos sondes, corrigées de la marée
- là où elles franchissent une isobathe
- isobathe EMODnet
- notre mouillage
Pour juger ces points, nous les avons comparés à la grille des fonds d’EMODnet, dont les mailles font environ 115 m. À l’arrivée par l’est, où la grille s’appuie sur un levé détaillé de 2008, elle donne 1 à 2,5 m de moins que nos points à 10, 20 et 30 m, surtout parce qu’elle compte la profondeur depuis la plus basse mer astronomique et non depuis le niveau moyen, et 50,0 m à notre point de 50 m. Au sud de la baie, elle repose sur un levé plus clairsemé, et nos points à 75 et 100 m tombent dans une seule maille : le fond y perd 25 m en 90 m. Une seule visite donne des points, pas des lignes. La bathymétrie participative rassemble les passages de nombreux bateaux, par exemple au centre de données de bathymétrie numérique de l’OHI sur lequel s’appuie Seabed 2030, jusqu’à ce que les points forment des lignes.
Les profondeurs sont mesurées depuis la surface de l’eau et, hors de cet exemple, ne sont pas corrigées de la marée. Nous vérifions chaque sonde avant de la publier : les mesures qui s’écartent de leurs voisines, celles aux deux bouts de sa portée (1,6 m et environ 180 m), et les faux fonds qui apparaissent là où la mer fait plusieurs milliers de mètres sont signalés dans le fichier, pas supprimés. La carte n’affiche que les bonnes.
Le vent réel en mer
L’anémomètre en tête de mât mesure le vent apparent dix fois par seconde. Combiné à notre vitesse et à notre cap, il donne le vent réel, relevé partout où nous naviguons, y compris là où il n’y a ni bouée ni station météo. Prévisionnistes et chercheurs peuvent le comparer aux vents des modèles le long de notre route.
C’est un instrument de voilier, pas une station météo étalonnée. Il est en tête de mât, bien au-dessus des 10 m utilisés par les modèles, et il bouge avec le bateau. Moyenné sur dix minutes ou plus, il permet de bien vérifier une prévision. Nous ne mesurons pas encore la pression ni la température de l’air.
- 11,7 ndsvent réel médian en navigation
- 23,4 ndsmoyenne sur 1 minute la plus forte, le 11 septembre, à l’ouest du Portugal
- des heures de navigation avec un vent entre le nord et l’est : les alizés portugais en descendant vers le sud
Afficher les chiffres du vent
Télécharger les données
Libres d’utilisation sous licence Creative Commons Attribution (CC BY 4.0) : utilisez-les, partagez-les, publiez avec, en citant Little Cloud Sailing. Les fichiers sont remplacés à chaque mise à jour de la page ; la date figure dans leur nom.
Route, température de l’eau et vent
Une ligne par minute : heure, position, vitesse et route fond, cap, vitesse surface, température de l’eau, profondeur, vent apparent et réel.
CSV · 36 075 lignes · 14 colonnes · 3,1 Mo
Sondes de profondeur
Chaque profondeur du sondeur en médiane sur 10 secondes, avec position, heure et indicateur de qualité.
CSV · 138 931 lignes · 5 colonnes · 6,5 Mo
README (en anglais)
Définition des colonnes, instruments, traitements et limites connues.
Texte · 7 ko
Little Cloud Sailing (2026). Little Cloud ocean data: sea temperature, depth soundings and wind from the sailing catamaran Little Cloud, Brittany to the Selvagens, August–September 2026. Version 1.0. https://sailinglittlecloud.com/ocean-data/
Nous gardons les enregistrements bruts : chaque message des instruments à pleine fréquence, 3,8 Go à ce jour. Demandez-nous des données en pleine résolution, une extraction sur mesure, ou des mesures sur nos prochaines étapes : les Canaries, le Cap-Vert, la transatlantique et les Caraïbes. Si votre projet a besoin d’un bateau, les couchettes recherche à bord sont gratuites.
Nous écrire →À propos des données
- Comment elles sont enregistrées
- Un enregistreur de données SeaKeepers (enregistreur de voyage Yacht Devices YDVR-04) est branché sur le réseau NMEA 2000 du bateau et garde chaque message envoyé par les instruments. Nous décodons ces fichiers, les calons sur l’heure GPS et les moyennons sur 10 secondes et sur 1 minute.
- Couverture et mises à jour
- 601 heures sur 36 jours entre le 5 août et le 29 septembre 2026. L’enregistreur ne tourne que lorsque les instruments sont allumés, d’où des trous, surtout pendant l’escale à Lorient (10 août – 5 septembre). Nous mettons la page et les fichiers à jour régulièrement en navigation ; dernière mise à jour le 29 septembre 2026.
- Instruments
- Position par les traceurs Garmin GPSMAP. Température de l’eau, profondeur et vitesse surface par les instruments Raymarine SeaTalk et leurs capteurs de coque. Vent par un capteur de tête de mât Raymarine i60. Cap par le compas du pilote automatique Raymarine, corrigé de la déclinaison magnétique.
- Vent réel
- Calculé à partir du vent apparent, de la vitesse surface et du cap vrai. Il est rapporté à l’eau : les courants ne sont pas retirés.
- Profondeur
- Profondeur sous la surface de l’eau, telle que l’indique notre instrument de profondeur. Non corrigée de la marée, sauf dans l’exemple de Porto Santo. Indicateurs de qualité dans le fichier : 0 bonne, 1 pic, 2 faux écho, 3 pas de fond (limite de portée), 4 au minimum de 1,6 m.
- Cartes et heures
- Toutes les heures sont en UTC. Relief des fonds et isobathes © EMODnet Bathymetry Consortium ; trait de côte © contributeurs OpenStreetMap, via OpenFreeMap.